Dans la définition du tracé du CFAL Nord, RFF a cherché à minimiser l’impact sur le bâti existant. Cependant, la réalisation du projet nécessitera des acquisitions. Celles-ci sont régies par le Code de l’Expropriation.
Une ligne de chemin de fer est beaucoup moins consommatrice de terrain qu’une voie routière. L’emprise d’une autoroute varie entre 8 et 19 ha au kilomètre ; celle d’une LGV ne dépasse pas 10 ha. Pour limiter encore son emprise, le tracé du CFAL Nord est en outre jumelé avec les infrastructures existantes, en particulier l’A42 et A432.
La construction du CFAL entraînera toutefois une consommation d’espace variable :
- En phase de travaux, l’emprise correspond à celle du chantier. Les terrains utilisés durant les travaux seront rétrocédés à leurs propriétaires après remise en état.
- En phase d’exploitation, elle équivaut à la surface nécessaire au fonctionnement, à l’entretien et à la sécurisation de la ligne : environ 15 m de largeur pour la voie ferrée, auxquels il faut rajouter, selon le profil de la voie, la zone de déblai ou de remblai, les voies d’accès, la surface occupée par les protections acoustiques et les aménagements paysagers.
Sur les 48 km du tracé Nord, 5 maisons se trouvant directement dans l’emprise ou à moins de 40 m feront l’objet d’acquisition par RFF sur la base d’estimations réalisées par France Domaine. Cette solution pourra aussi être proposée aux propriétaires d’une dizaine d’autres habitations proches du tracé.
Les emprises du CFAL Nord sur les zones d’activité (ZAC de Montluel – Dagneux, ZAC des 2b et Syntex Parc) seront par ailleurs réduites à leur strict minimum par la mise en œuvre de murs de soutènement à la place de talus.


